Matches de légende - Liverpool/AC Milan 2005
Podcast Matches de légende : AC MILAN - LIVERPOOL 2005 Contexte / Accroche : Bienvenue à tous dans le podcast “Match de Légende”. Pour chaque épisode, une rencontre qui a marqué de son empreinte l’histoire du football. Au menu de ce 2ème épisode du Match de Légende : la finale de la Ligue des Champions AC MILAN - LIVERPOOL en 2005. Revenons sur cet événement qui est entré dans l’histoire du football grâce à son scénario improbable… Nous sommes le 25 mai 2005 et deux grands clubs européens s’affrontent pour décrocher le graal, la Ligue des Champions. 70 000 spectateurs se chauffent la voix dans le stade Olympique Ataturk. Mais un favori émerge avant cette rencontre de prestige. C’est la toute première finale de C1 de Liverpool depuis 1985. Pendant tout ce temps, le clubs italien a remporté 4 Ligue des Champions. 7 des 11 joueurs sur le terrain ce soir-là avait remporté la LDC de 2003 face à la Juventus Turin. Sur le papier, les Milanais sont annoncés comme des vainqueurs potentiels de cette 50e finale de l’histoire de cette compétition. Gattuso, Crespo, Maldini, Kaka, Pirlo, Seedorf, Cafu et bien d’autres… En face, Liverpool est porté par Xabi Alonso et Steven Gerrard. Champion d’Italie en titre sous la houlette de Carlo Ancelotti face au 5e de Premier League coaché par Rafa Benitez. Immersion dans le match : La finale est sur le point de débuter. Les 22 acteurs du soir sont concentrés dans le couloir qui mène au stade. Les 70 000 spectateurs sont gonflés à bloc. L’hymne de la Ligue des Champions retentit dans tout le stade. Le coup d’envoi est donné. Dès la première minute de jeu, un coup-franc est donné excentré côté droit. C’est élégant milieu de terrain Andrea Pirlo qui le botte. Paolo Maldini, le capitaine de Milan reprend le ballon d’une reprise du droit. Le ballon se loge dans les buts de Dudek. Les Anglais sont déjà mal embarqués. Après 52 secondes de jeu, Maldini vient de marquer le but le plus rapide d’une finale de LDC et le défenseur devient à 36 ans et 10 mois le joueur le plus âgée à inscrire un but en finale. Le Milan AC contrôle dès lors le jeu, Pirlo et Kaká prennent le dessus sur le milieu de terrain des Reds. Grâce à son important trio de devant, composé de Kaka, Shevchenko et Crespo, Milan va faire le break à la 37e minute. Le Milan AC part en contre, Pirlo donne le ballon à Kaká qui percute puis écarte sur Chevtchenko, excentré sur le côté droit de l’attaque. Le centre à ras de terre de ce dernier trouve Hernan Crespo qui marque le deuxième but milanais. Pas suffisamment rassasiés, les Italiens crucifient Liverpool trois minutes plus tard. sur une nouvelle superbe passe en profondeur de Kaká, Milan inscrit un nouveau but par l’intermédiaire de l’argentin Crespo. Il remporte son duel face à Dudek en piquant le ballon au-dessus du portier de Liverpool. Le joueur argentin devient alors le premier joueur à inscrire un doublé en finale de Ligue des Champions depuis le dortmundois Karl-Heinz Riedle en 1997. Mi-temps À la mi-temps, tout le monde était certain que Milan allait l’emporter. Michel Platini, légende du football, avait même dit au président de Liverpool dans les couloirs « Essayez de faire en sorte que ça ne soit pas la défaite la plus écrasante de l’histoire de la compétition ». Dans les vestiaire de Liverpool, les joueurs sont remontés. « En Angleterre, vous apprenez que vous devez rester concentrés jusqu’à la dernière minute. Mais ce soir-là, j’ai vu du côté italien des étreintes, des applaudissements, comme s’ils avaient déjà gagné la partie. Je n’ai pas dit qu’ils avaient effectivement célébré la victoire, mais j’ai vu des signes. », témoigne Djimi Traoré Quand je suis rentré aux vestiaires, j’étais cuit. J’ai pensé tout fort : ”Ces salopes pensent que c’est fini. Mais ils se trompent.” J’ai ensuite perdu mes mots. J’étais sans voix, furieux du spectacle affiché et du rictus de Gattuso. » Les Italiens étaient presque en train de célébrer leur victoire. Les joueurs de Liverpool se sont servis de cet élément pour rentrer définitivement dans le match en seconde période. Son inhabituel 4-4-2 est mort dès la 23e minute, avec la sortie sur blessure d’Harry Kewell, censé graviter autour de Milan Baroš. Première décision : il sort Djimi Traoré, à côté de la plaque, pour Dietmar Hamann. Aux côtés de Xabi Alonso, l’Allemand est chargé d’empêcher la paire Pirlo-Kaká de construire et de servir les attaquants milanais, ce qui permettra à Gerrard d’être positionné plus haut sur le terrain. Šmicer glisse à droite, Gerrard et Luis García passent en soutien de Milan Baroš. De fait, Liverpool reprendra cette finale en 3-4-3... « Si on se détend, on peut leur mettre un but. Et si l’on marque le premier but, on revient dans la partie. On doit se battre. On le doit aux supporters. Ne laissez pas tomber. Nous sommes Liverpool. Nous jouons pour Liverpool. N’oubliez jamais ça. Vous devez garder la tête haute pour les supporters. Vous ne pouvez pas vous considérer comme un joueur de Liverpool si vous baissez les bras. On a travaillé tellement dur pour en arriver jusqu’ici, battu tellement d’équipes talentueuses. Battez-vous pendant quarante-cinq minutes. Si l’on marque, c’est tout bénef. Si vous y croyez, on va y arriver. Donnez-vous la chance d’être des héros. » « Écoutez, dit-il. Écoutez-moi ça. » Le son descend dans le tunnel, les supporters des Reds entonnent une étrange version de « You’ll Never Walk Alone » . « Le tempo était plus lent, plus triste qu’à l’accoutumée. Presque comme un chant d’église, assure Carragher. Les supporters devaient sans doute prier en notre nom. Comme une manière de nous dire : ”Nous sommes fiers de ce que vous avez fait, nous sommes toujours avec vous, alors ne nous laissez pas tomber maintenant.” Cela nous a beaucoup émus et motivés pour la suite des événements. » Le nouveau poste de Gerrard ne permet pas à Pirlo de diriger le jeu comme il le souhaiterait. Le capitaine Gerrard peut alors montrer la voie à son équipe d’une tête décroisée (3-1, 54e). Ce but redonne espoir aux Reds mais les Italiens croient alors que le club anglais ne fait que sauver l’honneur. Milan prend peur lorsque deux minutes plus tard, d’une frappe lointaine de Vladimír Šmicer, les Reds diminuent leur retard à nouveau (3-2, 56e). Les supporteurs de Liverpool FC donnent alors de la voix pour encourager leur équipe. À la 59e minute de la rencontre, l’arbitre accorde un penalty à Liverpool à la suite d’un tacle par derrière de Gennaro Gattuso sur Steven Gerrard. Le milieu de terrain espagnol Xabi Alonso tire le penalty d’une frappe croisée et puissante du pied droit qui est repoussée par le gardien brésilien du Milan AC, Dida, mais l’Espagnol suit son tir et égalise par une nouvelle frappe du pied gauche qui termine sous la barre transversale (3-3, 60e). À la 117e minute de la finale, Andriy Chevtchenko réussit une tête cadrée dans le but de Jerzy Dudek qui arrive à détourner le ballon et le relâche devant son but. Chevtchenko est alors plus rapide que les défenseurs du club anglais et déclenche une lourde frappe cadrée qui heurte le visage de Dudek qui est tout juste relevé de son premier arrêt. Aucun but n’est marqué dans les prolongations. L’attribution de cette « Coupe aux grandes oreilles » se joue donc aux tirs au but. Serginho (qui avait marqué son tir au but en 2003 en finale de Ligue des champions face à la Juventus) qui s’élance et qui la met... au-dessus. Puis c’est Hamann qui arrive au point de penalty donner l’avantage aux Reds, et il transforme son penalty que Dida avait frôlé. Ensuite, c’est le maître des coups de pied arrêtés Andrea Pirlo qui vient essayer de transformer son tir pour l’AC Milan, qui est arrêté par Jerzy Dudek, qui a sûrement gêné Pirlo via ses gestes loufoques. Djibril Cissé transforme son tir sans broncher : 2-0 pour Liverpool. Puis c’est Tomasson qui transforme son tir pour redonner espoir aux Rossoneri. Riise alors vient pour garder le grand avantage de Liverpool mais Dida arrête le ballon : 2-1 maintenant. Kaká se présente et transforme, de même pour Šmicer. Alors que le score est de 3 à 2, Shevchenko doit marquer pour ne pas faire perdre son club, mais Jerzy Dudek trompe encore une fois l’ukrainien. Liverpool FC s’impose (3-3, 3 tirs au but à 2) et remporte sa 5e Ligue des champions, 20 ans tout juste après le Drame du Heysel. Grâce à sa 5e victoire en Coupe d’Europe, la première de l’ère moderne, Liverpool a gagné le droit de garder « la Coupe aux grandes oreilles » pour toujours. Seuls le Real Madrid, le Milan AC, le Bayern Munich et l’Ajax Amsterdam ont eu droit à cet honneur. Liverpool est d’ailleurs le dernier club à pouvoir garder le trophée original de la Ligue des champions. Depuis 2010, la coupe offerte au club vainqueur n’est qu’une réplique. Le trophée original n’est présenté que lors de la cérémonie de remise de la Ligue des champions. L’échec a été si lourd à porter pour « le Métronome » qu’il a considéré prendre sa retraite, à seulement 26 ans. « Après Istanbul, j’ai pensé à arrêter car plus rien n’avait de sens. Cette finale m’étouffait. L’Italien y évoque sa rage, ses insomnies et sa dépression. Des symptômes d’une maladie qu’il appela « le syndrome d’Istanbul ». Cette finale est considérée comme le plus grande de l’histoire de la Ligue des Champions. Appelé « Le miracle d’Istanbul », plus aucune finale n’a ressemblé à celle-ci depuis. Liverpool a montré que même quand tout semble perdu, rien n’est impossible
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